Who is he ? Who I am ?

Who is he ? Who I am ?
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« Une petite fille en pleurs, dans une ville en pluie, et [ Lui ] qui court après. » Peut-être que Nougaro l'aurait compris, l'angoissé, le géni névrosé. Il pense à cette chanson. Il voudrait bien trouver cette jolie poupée pleine de larmes et lui dire : moi aussi je souffre, aide moi, serre moi, on va pleurer ensemble et pendant ce temps là, on voyagera, loin du monde des fous, loin de ce monde qui m'effraie.
C'est inexplicable cette solitude ressentie alors qu'il est si bien entouré, des amis voués, une famille aimante, mais tout ça ne suffit pas. C'est malheureux.
Chaque réveil matinal est une angoisse. Pas celle qui vous fait verser quelques larmes et s'en va. Non, il ouvre l'½il, et la machine se met en route, les tripes lui sont comme broyées, son cerveau fustige tel un batteur électrique qui monte des ½ufs en neige. Et là ce sont ses yeux en pluie. Il a envie de mourir, oui mourir, il n'y a pas d'autres mots, envie de disparaître, d'oublier, de tuer ce corps qui reçoit les sévices de cette garce d'âme qui n'en fait qu'à sa tête. Il a cette PEUR, mais il n'y a que son père qui puisse la comprendre. Alors il parle, des heures et des heures durant, jusqu'à l'épuisement intellectuel.
PEUR, ce mot qu'il aurait voulu jeter dans l'oreille de sa petite amie la veille, au moment de son départ. « J'ai peur, je ne peux pas t'expliquer pourquoi, mais je la ressens cette putain de PEUR. » Alors il n'a fait que la serrer très fort, jusqu'à en avoir mal pour se pencher sur sa douleur physique.
Puis parfois l'espoir revient, la béatitude pourrait presque point le bout de son nez. Mais celui ci est crochu et maléfique. Alors ses projets retombent à l'eau, tout est fini, tout. A quoi bon.
Le moindre geste, la moindre initiative devient inaccessible. Non je n'irai pas me laver, non je ne peux pas sortir de ce lit, de cette chambre, oui je veux m'enfoncer encore plus, paraît-il que lorsque que l'on tombe très bas, il y a forcément un moment ou l'on se relève. Niaiseries, foutaises !

Il a besoin de celle qui soulève son c½ur. Elle lui est vitale. Mais il craint la folie et surtout que celle ci la fasse fuir, il tient tellement à Elle.
Il se sent ridicule. Il a HONTE.
Il a été pudibond si longtemps vis à vis de sa vie qu'aujourd'hui il voudrait tout Balancer, à toi, à toi, à toi...

Comment l'expliquer. Comment le croire quand il danse comme ivre de joie.

Il écrit sa bohême rhapsodie pour se vider. Et même s'il n'a tuer personne, des fois il se sent comme un criminel qui regrette son acte et qui finira sa vie enfermé entre quatre murs et dans la tourmente du remord.

Allez, se dit-il, je ne sais plus où j'en suis, qui je suis, je vis ce moment, je souris devant eux car je les aime et demain, I'll put the gun against my head.
Mais il ne le fera pas. Ainsi soit-il. La partie d'échec n'est pas finie, la Queen n'a pas été renversée.

Et si il était une fille ?

# Posté le lundi 02 novembre 2009 14:45

Francis.

Francis.
Francis, j'espère m'en aller bientôt et je pense très très fort à toi. Permets moi de parler de toi parce que malgré ce que tu crois, tu es important.
Je ne connais qu'une bribe de ta vie, mais déjà elle me touche, je la raconte de mon point de vue, je l'imagine, mais il y a des choses qui sont indéniables... T'es Bon.

Allez, je m'accapare ta parole et je parle à ta place, veux tu ? Peut-être que ce que je dis est faux, tu sais je suis jeune, et je ne te connais pas.

J'ouvre l'½il, il est 4heures. Les couloirs de la clinique sont vides. J'ai ce n½uds dans le Bide. Comment faire pour démêler tout ça ? Rendors toi Francis, rendors toi. Mais je ne peux pas... Alors je pose mon pieds droit sur le sol froid de ma chambre froide, jamais le gauche parce que je m'efforce de sourire. J'ai peur, j'ai 60ans, mais j'ai peur, comme un enfant sans mon papa, ni ma maman. Malgré le temps, malgré tout ça, je suis toujours cet orphelin. Il va falloir attendre 7h30 pour aller prendre mes Bonbons comme Noël le dit. Bonbons parce que Bobo. Je croise Rozen, cette Jolie infirmière dans les couloirs, j'ai besoin de parler, mais je ne la dérangerai pas, il n'y a pas que moi. Je m'assois, j'attends. Avec ce petit balancement dans le bassin, je me concentre sur lui, sur ce mouvement répétitif qui m'empêche de penser.
J'avale ma pilule. Rozen m'ouvre la porte. Je sors. Je n'ai qu'une envie : pêcher. Une passion de gamin, avaler ce Bol d'air pour faire passer toutes ces larmes. Je ne sais pas qui je suis. Deux amoureux sur un banc. Comme je vous envie, et comme j'ai mal. Jamais je n'ai connu la chaleur d'un autre corps contre le mien, une bouche qui vienne susurrer à mon oreille un « je t'aime » attendrissant. Pas d'enfants, pas de petits enfants, pas de postérité. Ni d'antériorité d'ailleurs. Je suis un morceau. Il est 17heures, je pourrai rentrer dans mon appartement, regarder ma télévision et me dire « ça ira mieux demain » et puis la journée est passée malgré tout. Mais je ne peux pas. Alors je rentre à la clinique, .. Et je parle et je parle. Je sors tout ce que je peux.

A mon tour je prends la parole. Francis, je te regarde parler. Tu embrumes mes yeux. J'peux pas décrire ce qu'il se passe, moi je veux juste te prendre dans mes bras, on s'en fout si on pleure, on s'en fout si on dit rien, on s'en fout de tout. Je t'observe. Je veux ton Bonheur, Je le veux de tout mon c½ur, d'ailleurs celui ci carbure, s'emballe de haine contre la vie qui a marqué ton visage. Je n'accepte pas de te voir marcher tête baissée, lève là. J'imagine ces imbéciles heureux comme ils doivent rire de toi. De ce petit homme, avec ces petites baskets, son petit jean, son imper, sa capuche, qui le couvre du froid, mais pas du frisson glacial qui parcourt son échine un peu usée, pour monter jusqu'à son cerveau, et lui faire dire : « c'est trop. J'fou le camp.

Pars pas.

# Posté le lundi 02 novembre 2009 14:50

C'est Fou.

C'est Fou.
C'est fou comme l'on peut passer d'un état à un autre, par une simple contrariété, une mauvaise nouvelle, une pensée troublante.
Je suis heureuse, euphorique et je n'ai besoin de personne, comment ai-je pu.
Puis ce matin, je me réveille, j'ai besoin de toi, de te sentir. La nuit m'oppresse, je perds mes moyens, une cigarette pourrait-elle me sauver ? Mais Pour combien de temps, à peine une fraction d'année. J'ai peur, je n'ai plus peur, j'angoisse, je psychote et ça me bouffe.
J'y pense. Plus. De nouveau, je passe Outre, ça m'envahie, J'oublie presque, j'ai chaud. J'étouffe.
J'appelle le sommeil, je veux mes draps, mon lit, le vide, le néant infini. Mais il se finit et la réalité a chaussé ses nikes et m'a vulgairement niq*ée.

Après coup j'y repense, j'hallucine et relativise avec excès. Cet excès qui rend fou lorsque le désemparement est là.
On a qu'une envie, se défoncer le crâne, s'ouvrir la tête, vomir nos pensées, devenir idiot. Parfois on aimerait n'avoir qu'un grain...

L'angoisse m'a freinée. Je me suis pris le guidon.
Et étrangement je suis repartie toute fière, mes pieds aux pédales, mon culot en selle.
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# Posté le mercredi 15 juillet 2009 11:27

Modifié le mercredi 15 juillet 2009 17:25

t'es qui toi ?


Ya cette phrase, ce mot qu'il aimerait balancer, mais ça ne veut pas, ça ne sort pas alors que c'est là.
Cette méchante pudeur l'inhibe, la peur de l'exhibition le rend invisible. même parfois ridicule.
Il est fatigué de ce naturel qui lui parrait superfitiel, de ce Lui qu'il ne cesse de câcher.
C'est un bavard, ça vous étonne, des mots par centaines qui se bousculent dans son esprit. mais comment les dire, comment les placer. Comment s'Avouer. Oui comment s'Avouer.

Il ne sait que
.Bafouiller, rougir, trembler. Regretter
t'es qui toi ?

# Posté le dimanche 28 juin 2009 20:23

H.P.

H.P.
Timi a écrit une Histoire, L'héroïne est sans nom. ( Plutôt que sans voix..

A Quoi Bon vivre ? Je pose mes fesses sur le tabouret fixé au sol de ma chambre Livide et impersonnelle. Neuf mois que je vis ici, ou plutôt que j'y survis. Mon existence n'est qu'un rite, rythmé par mon réveil en blouse blanche, la prise de mes médocs, mes repas où seul l'envie de gerber monte en moi. Mon voisin de table déglutit son yaourt, tout retombe dans son assiette et moi j'humidifie la mienne. Larmes. J'ai beau me poser cette question inlassablement : Pourquoi, pourquoi suis-je comme ça, qu'ai-je fait, mais qu'ai-je fait de mal ? Je n'ai jamais de réponse.
Il y a ce jeune garçon, une porte en face de la mienne. Parfois j'arrive à m'imaginer avec lui dans une relation. Mais je sais qu'il n'est pas fait pour moi, car au fond, je suis la plus Lucide ici...
Puis la porte de mon intimité se ferme. Etrangement je ne suis pas seule, j'ai peur, j'ai tellement peur. Et mes angoisses sont là, par tout les moyens je me bats pour les faire disparaître mais bien trop souvent je m'avoue vaincue. Mon crâne est pressé, secoué, puis la Tournée est finie et je suis lessivée. Les recoins de mes lèvres sont salés et je trouve le repos.
De la visite, maman et Papa sont là. Je suis muette. Toute ma haine se déverse sur eux. Mes yeux sont rouges de colère, mon iris enflammé. Je ne lève pas la tête, à eux de parler.
Il est l'heure de partir. La séparation m'apaise. Je dis au revoir à la Réalité, je retourne allonger mon corps, mon âme sur mon lit, dans ma Bulle.
Et ce réveil en pleine nuit, je n'ai qu'un mot à la Bouche, Pourquoi, Pourquoi je suis comme ça. J'ai besoin de toi, là, c'est plus fort que tout. Mon « à l'aide » est muet. Je ne veux pas déranger les infirmières. Je prends mes jambes à mon coup, au sens le plus propre. Et je pleure.
Et je pleure
Et je pleure encore
Et je pleure toujours.
J'ouvre les paupières, Lourdes d'humidité. Welcome to paradize. Merde, j'y ai cru. J'ai chaud, je bondis, je suis hors de moi mais bien encrée dans ce fichu esprit.
Mum, please, leave me die. Oh please.
Je te le demande à quoi Bon ?




Aujourd'hui, Il y a du Soleil.

# Posté le mercredi 10 juin 2009 16:37

HOPE.

HOPE.
- Imagine nos enfants de Coupinettes. Seront-ils aussi philosophes et poètes que nous le sommes ?

# Posté le dimanche 07 juin 2009 16:26

VOL *

VOL *
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# Posté le mercredi 03 juin 2009 11:33