Timi a écrit une Histoire, L'héroïne est sans nom. ( Plutôt que sans voix..
A Quoi Bon vivre ? Je pose mes fesses sur le tabouret fixé au sol de ma chambre Livide et impersonnelle. Neuf mois que je vis ici, ou plutôt que j'y survis. Mon existence n'est qu'un rite, rythmé par mon réveil en blouse blanche, la prise de mes médocs, mes repas où seul l'envie de gerber monte en moi. Mon voisin de table déglutit son yaourt, tout retombe dans son assiette et moi j'humidifie la mienne. Larmes. J'ai beau me poser cette question inlassablement : Pourquoi, pourquoi suis-je comme ça, qu'ai-je fait, mais qu'ai-je fait de mal ? Je n'ai jamais de réponse.
Il y a ce jeune garçon, une porte en face de la mienne. Parfois j'arrive à m'imaginer avec lui dans une relation. Mais je sais qu'il n'est pas fait pour moi, car au fond, je suis la plus Lucide ici...
Puis la porte de mon intimité se ferme. Etrangement je ne suis pas seule, j'ai peur, j'ai tellement peur. Et mes angoisses sont là, par tout les moyens je me bats pour les faire disparaître mais bien trop souvent je m'avoue vaincue. Mon crâne est pressé, secoué, puis la Tournée est finie et je suis lessivée. Les recoins de mes lèvres sont salés et je trouve le repos.
De la visite, maman et Papa sont là. Je suis muette. Toute ma haine se déverse sur eux. Mes yeux sont rouges de colère, mon iris enflammé. Je ne lève pas la tête, à eux de parler.
Il est l'heure de partir. La séparation m'apaise. Je dis au revoir à la Réalité, je retourne allonger mon corps, mon âme sur mon lit, dans ma Bulle.
Et ce réveil en pleine nuit, je n'ai qu'un mot à la Bouche, Pourquoi, Pourquoi je suis comme ça. J'ai besoin de toi, là, c'est plus fort que tout. Mon « à l'aide » est muet. Je ne veux pas déranger les infirmières. Je prends mes jambes à mon coup, au sens le plus propre. Et je pleure.
Et je pleure
Et je pleure encore
Et je pleure toujours.
J'ouvre les paupières, Lourdes d'humidité. Welcome to paradize. Merde, j'y ai cru. J'ai chaud, je bondis, je suis hors de moi mais bien encrée dans ce fichu esprit.
Mum, please, leave me die. Oh please.
Je te le demande à quoi Bon ?
Aujourd'hui, Il y a du Soleil.
A Quoi Bon vivre ? Je pose mes fesses sur le tabouret fixé au sol de ma chambre Livide et impersonnelle. Neuf mois que je vis ici, ou plutôt que j'y survis. Mon existence n'est qu'un rite, rythmé par mon réveil en blouse blanche, la prise de mes médocs, mes repas où seul l'envie de gerber monte en moi. Mon voisin de table déglutit son yaourt, tout retombe dans son assiette et moi j'humidifie la mienne. Larmes. J'ai beau me poser cette question inlassablement : Pourquoi, pourquoi suis-je comme ça, qu'ai-je fait, mais qu'ai-je fait de mal ? Je n'ai jamais de réponse.
Il y a ce jeune garçon, une porte en face de la mienne. Parfois j'arrive à m'imaginer avec lui dans une relation. Mais je sais qu'il n'est pas fait pour moi, car au fond, je suis la plus Lucide ici...
Puis la porte de mon intimité se ferme. Etrangement je ne suis pas seule, j'ai peur, j'ai tellement peur. Et mes angoisses sont là, par tout les moyens je me bats pour les faire disparaître mais bien trop souvent je m'avoue vaincue. Mon crâne est pressé, secoué, puis la Tournée est finie et je suis lessivée. Les recoins de mes lèvres sont salés et je trouve le repos.
De la visite, maman et Papa sont là. Je suis muette. Toute ma haine se déverse sur eux. Mes yeux sont rouges de colère, mon iris enflammé. Je ne lève pas la tête, à eux de parler.
Il est l'heure de partir. La séparation m'apaise. Je dis au revoir à la Réalité, je retourne allonger mon corps, mon âme sur mon lit, dans ma Bulle.
Et ce réveil en pleine nuit, je n'ai qu'un mot à la Bouche, Pourquoi, Pourquoi je suis comme ça. J'ai besoin de toi, là, c'est plus fort que tout. Mon « à l'aide » est muet. Je ne veux pas déranger les infirmières. Je prends mes jambes à mon coup, au sens le plus propre. Et je pleure.
Et je pleure
Et je pleure encore
Et je pleure toujours.
J'ouvre les paupières, Lourdes d'humidité. Welcome to paradize. Merde, j'y ai cru. J'ai chaud, je bondis, je suis hors de moi mais bien encrée dans ce fichu esprit.
Mum, please, leave me die. Oh please.
Je te le demande à quoi Bon ?
Aujourd'hui, Il y a du Soleil.
